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Plateforme de phénotypage pour l'étude de la vulnérabilité des populations prairiales à un extrême climatique de type sécheresse à l'UREP (Unité de Recheche sur l'Ecosystème Prairial). Mesures de croissance sur les bacs, hauteurs, longueurs des talles. © TOILLON Sylvie

Le métaprogramme ACCAF

Mis à jour le 13/11/2014
Publié le 15/02/2013

Le changement climatique a des effets visibles, comme la stagnation des rendements de céréales en Europe depuis quelques années, et les mesures disponibles estiment que les productions animales représentent jusqu’à 18% des émissions de gaz à effet de serre. Il est donc nécessaire, d’une part d’adapter les systèmes de production au réchauffement climatique, et d’autre part d’identifier des pistes pour que forêts, cultures et élevages puissent contribuer à atténuer ce changement climatique.

Les experts du GIEC prévoient un réchauffement moyen à la surface du globe qui pourrait atteindre 6°C à l’échéance de 2100 si l’on prolonge la tendance actuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), avec une augmentation de la variabilité du climat et des événements climatiques extrêmes (canicules et sécheresses estivales, précipitations hivernales intenses, etc.) dont les impacts s’accentueront au cours des prochaines décennies.

Une cascade de répercussions du changement climatique est à envisager, sur les besoins et disponibilités en eau, sur la qualité des sols, sur la pression de bio-agresseurs, sur les besoins en intrants, sur la qualité et la typicité des produits, les rendements agricoles ainsi que sur les modes d’utilisation des terres. Le changement climatique interagit avec d’autres changements et d’autres pressions sur les écosystèmes (augmentation de la concentration atmosphérique en CO2, ozone, dépôt atmosphérique d’azote, introductions d’espèces, changement d’usage des sols et de pratiques agricoles, changements des pratiques alimentaires, etc.). Il faut comprendre les effets conjoints de ces différentes modifications globales.

Adapter et s’adapter dans un contexte changeant

L’activité agricole et les milieux naturels terrestres sont appelés à subir la majeure partie des impacts du changement climatique, nécessitant d’importants efforts d’adaptation. De plus, les stratégies d’adaptation mises en œuvre par l’agriculture au sens large génèreront des externalités positives ou négatives (notamment en termes de gaz à effet de serre, de biodiversité, de ressources en eau et en sols) qu’il est nécessaire d’évaluer.

Un bilan des recherches en cours à l’Inra au lancement du métaprogramme en 2011 indiquait de larges lacunes ou points faibles thématiques que le programme a pour vocation de combler. Les recherches ont pour l’instant porté très majoritairement sur les impacts du changement climatique et dans une moindre mesure sur la vulnérabilité des systèmes. Peu de travaux ont été développés sur l’adaptation au changement climatique, sur les externalités induites, sur les coûts et les bénéfices de l’adaptation, alors que ces domaines correspondent à des enjeux socio-économiques majeurs.