Chenilles processionnaires du pin sur pin d'alep.. © Inra, Jean-Claude Martin

Adaptation et santé animale et végétale

Mis à jour le 23/03/2015
Publié le 01/10/2014

Il s’agit, dans un premier temps, de quantifier les impacts qui ne sont encore pas complètement estimés tant pour les ravageurs que pour les maladies vectorielles et autres. Puis d’élaborer, dans un second temps, des stratégies d’évitement et de communication auprès des différents partenaires.

L’adaptation au changement climatique nécessite de quantifier dans un premier temps les impacts pour la santé animale et végétale qui ne sont encore pas complétement estimés.

Les arthropodes, du fait de leur poïkilothermie (capacité de faire varier sa température interne en fonction de la température ambiante du milieu), sont d’excellents candidats pour les travaux sur l’impact du changement climatique. Ils peuvent intervenir à plusieurs niveaux : aussi bien en tant que ravageurs comme la chenille processionnaire du pin (PCLIM) ou les différentes pyrales, que comme vecteurs pour les maladies vectorielles (CC-EID). C’est le cas, en particulier, avec les arthropodes hématophages (tiques, moustiques, culicoïdes) ou opophages (pucerons). Cependant les arthropodes ne sont pas les seuls candidats : les plantes sont soumises à d’autres ravageurs et à d’autres maladies qui sont aussi impactés par le changement climatique. C’est le cas, par exemple, des maladies à transmission directe comme les maladies fongiques (CLIF). Par ailleurs, chez les populations animales, celles-ci peuvent être soumises à des maladies véhiculées par des « réservoirs », comme les rongeurs, ou d’autres animaux de la faune sauvage qui sont, eux aussi, impactés par le changement climatique.

Quantifier les impacts et élaborer des stratégies d'évitement

Dans un second temps, il est nécessaire d’élaborer des stratégies d’évitement et de communication auprès des différents partenaires.

Les stratégies d’évitement peuvent se localiser à toutes les étapes du processus : avant le contact avec le pathogène, en mettant en œuvre des mesures préventives pour éviter le contact, ou après le contact avec le pathogène, afin de diagnostiquer et d’agir le plus rapidement possible en appliquant des mesures curatives. D’autres voies sont aussi possibles en intervenant, par exemple, pour favoriser la résistance et la tolérance des populations végétales et animales.

Cependant ces stratégies d’évitement nécessitent d’être associées à une communication destinée tant aux agriculteurs, éleveurs, gestionnaires de populations végétales et animales, personnels de santé végétale, animale et humaine, qu’à la communauté scientifique, à d’autres porteurs d’enjeux et aux pouvoirs publics.

Projets financés

CLIF
Coordinateur: BANCAL Marie-Odile
Contact: mobancal@grignon.inra.fr
CC-EID
Coordinateur: CHALVET-MONFRAY Karine
Contact: karine.chalvet-monfray@clermont.inra.fr

Actions Internationales

PCLIM
Coordinateur : ROQUES Alain
Contact : alain.roques@orleans.inra.fr
GenoMite
Coordinateur : NAVAJAS Maria
Contact : maria.navajas@supagro.inra.fr