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Biodiversité d'une prairie. Prairie naturelle de montagne d’Auvergne. ,Dans la nature, il existe une grande diversité de plantes sauvages. Les prairies permanentes peuvent associer jusqu’à 60 à 70 espèces différentes. Observer les prairies pour comprendre les interactions « plantes - herbivores - micro organismes » du sol dans la perspective d’une meilleure complémentarité entre maintien ou restauration de la qualité du milieu et renforcement de la qualité de l’alimentation des troupeaux dans des territoires ruraux fragilisés.,La prairie apparaît comme un milieu forgé par sa richesse en éléments minéraux disponibles (naturellement ou provenant de la fertilisation) et par le mode d’intervention (pâturage et fauche) des animaux. Ce sont les deux leviers qui peuvent être utilisés pour modifier la composition botanique et les performances, en termes de quantité et de qualité, afin de mieux répondre aux exigences nouvelles.,. © Inra, TOILLON Sylvie

Adaptation et biodiversité

Projet FORADAPT - Déterminer les potentialités d’adaptation des forêts au changement climatique

Le projet FORADAPT vise à évaluer les stratégies d’adaptation des forêts face au changement climatique. Le premier objectif est d’approfondir et synthétiser les connaissances actuelles concernant les mécanismes d’adaptation des forêts au changement climatique qui sont habituellement étudiés séparément : plasticité phénotypique, migration, évolution génétique, réarrangement des communautés et gestion forestière. Le second objectif est d’améliorer les bases de données existantes en y rajoutant la composante intraspécifique. Le troisième objectif est d’utiliser des modèles de niches et des modèles physio-démo-génétiques pour analyser où les forêts sont menacées et identifier des stratégies d’adaptation permettant d’assurer la pérennité des services ecosystémiques rendus par les forêts.  

Mis à jour le 05/11/2014
Publié le 09/10/2014

Les forêts sont des écosystèmes importants tant du point de vue de leur biodiversité, de la séquestration de carbone ou du cycle de l’eau que des services économiques (bois, chasse, tourisme). Or certains des services rendus par nos forêts sont potentiellement menacés par les changements globaux. Par le passé, scientifiques et gestionnaires ont réalisé un travail important pour estimer la menace qui pèse sur nos forêts. Mais il demeure de nombreuses incertitudes quant aux potentialités d’adaptation des forêts face à la hausse conjuguée des températures et des sécheresses. L’arbre comme tout être vivant est capable de s’adapter à de nouvelles conditions. Il est crucial de comprendre les mécanismes naturels d’adaptation afin de trouver les modes de gestion et les choix sylvicoles les plus appropriés permettant d’assurer la pérennité des services rendus par les forêts.

Les mécanismes naturels sont au nombre de quatre : la plasticité phénotypique (i.e la modification d’une caractéristique d’un arbre durant sa vie), l’évolution génétique (i.e la modification des caractéristiques dans une population par sélection dans la descendance), la migration et le réarrangement des communautés (i.e le remplacement de certaines espèces par d’autres). L’objectif de ce projet est double, scientifique et pratique. D’abords nous souhaitons approfondir et synthétiser nos connaissances concernant ces mécanismes. Ensuite nous intégrerons ces connaissances pour déterminer sur certains cas type, quelles sont les mesures sylvicoles à recommander aux gestionnaires et quel matériel forestier (espèce, provenance) doit être favorisé selon les conditions de sol et de climat.

Plantation comparative de sapins méditerranéens au Treps (Var). © Inra, Hendrik Davi
Plantation comparative de sapins méditerranéens au Treps (Var) © Inra, Hendrik Davi

Les mécanismes d’adaptation sont souvent étudiés séparément les uns des autres, par des  scientifiques provenant de disciplines différentes : l’écophysiologie, la génétique, la dynamique des populations, l’écologie des communautés ou la sylviculture. Le projet FORADAPT vise à créer un réseau des scientifiques impliqués sur ces différents sujets afin de mettre en commun nos connaissances et nos données. Cette intégration permettra de mieux cibler de nouvelles mesures sur les connaissances qui nous font défaut, de réaliser des synthèses sur certaines questions et d’améliorer les bases de données qui rassemblent les connaissances concernant l’écologie de nos différentes essences forestières.

Enfin nous utiliserons différents types de modèles qui prédisent la répartition potentielle des espèces dans le futur (modèles dits de niche) et la réponse des forêts au changement climatique (modèles couplant physiologie, dynamique et évolution génétique) pour déterminer quelles essences ou provenances peuvent être favorisées et quelle gestion sylvicole est la plus appropriée. Comme il n’est pas possible de répondre à toutes les questions d’adaptation que se posent les gestionnaires, l’objectif est de proposer une démarche et des outils qui pourront être appliqués ensuite plus largement. Nous appliquerons cette démarche à des cas contrastés : des options drastiques, comme le remplacement de certaines essences par des essences « exotiques» comme le Douglas ou comme la plantation de provenances méridionales dans le nord, par exemple pour le Chêne sessile et des options plus modérées comme une gestion sylvicole économe en eau (cas du Cèdre et du Douglas) ou comme favoriser l’adaptation naturelle des forêts (Hêtraie de montagne).

Durée: 4 ans (2013 - 2016)

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Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques